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Un guide des bonnes pratiques
Gérald Kerbidi dirige le Centre Hospitalier Gabriel Martin de Saint-Paul sur l’Ile de la Réunion. Un établissement qui compte 650 agents non médicaux, 220 lits, 90 personnels médicaux et dont la capacité sera doublée à l’horizon 2012. Son directeur a souhaité engager une réflexion sur l’optimisation des coûts. Le rapport d’audit est arrivé sur son bureau il y a quelques jours. Il nous en parle. Parlez nous de votre établissement… Je dirige un établissement dit de proximité qui a peu évolué depuis sa création, il y a une trentaine d’années. Nous sommes aujourd’hui confrontés à une forte poussée démographique à la Réunion et à une augmentation de la demande de soins. Notre service des urgences enregistre 40 000 passages par an, un nombre équivalent à celui du CHU de Limoges. Mais notre dimensionnement actuel ne nous permet plus de faire face. Dans le cadre du plan hôpital 2012, la capacité de notre centre hospitalier sera portée à 483 lits, ce qui en fera un établissement de référence. Qu’est-ce qui a motivé le recours à l’expertise d’un cabinet d’audit ? Notre Direction des Ressources Humaines ne menait pas de réflexion sur l’optimisation des recettes dans l’établissement. A vrai dire, ce chantier n’était pas réellement une priorité tant que nous étions sous le régime de la dotation globale. Avec l’avènement de la T2A, j’ai demandé à notre DRH de se pencher sur le sujet. Et de penser désormais en termes de recettes et non plus de dépenses. Un changement de culture. Concrètement, la DRH a décidé de s’appuyer sur l’expertise du cabinet Altern&Go avec la réalisation d’un audit portant sur nos charges sociales et notamment les congés maternité qui avaient fortement augmenté dans l’établissement, les congés maladie et les avantages en nature. Quels sont les avantages que vous retirez de la mission menée ? La phase de diagnostic est aujourd’hui achevée. J’ai reçu le rapport d’audit il y a quelques jours : il éclaire de nouvelles pistes de recouvrement de recettes. Il comprend en outre un rappel de la réglementation très utile. J’y vois autant un rapport d’audit qu’un guide des bonnes pratiques. Avec le recul, force est de constater que nos moyens en interne auraient été insuffisants pour mener une telle étude. J’ajoute que nous n’avons plus le temps de nous intéresser aux textes et circulaires qui foisonnent. Nous les lisons certes, ils sont portés à notre connaissance, mais sincèrement, nous n’avons plus le temps de les analyser et de les mettre en perspective. |
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